Voyageurs

J’ai 70 ans, le même âge que la RATP.

Je me souviens des premiers métros que j’ai pris vers 1960-65.

Il y avait cette odeur de frottement des roues sur les rails, une odeur à la fois âcre et métallique.

Je me rappelle aussi des bruits des fermetures des portes, des loquets, et aussi des sièges en bois.

Moi qui venais de la campagne, je me sentais comme un touriste.